Scarabée japonais : le nouvel insecte ravageur qui inquiète

Le scarabée japonais pourrait déjà être présent sous le sol français à l’état de larves. Ce coléoptère risque de faire des ravages le printemps prochain s’il s’avère qu’il soit réellement présent en France. Tout ce que vous devez savoir sur le scarabée japonais et ce qu’il faut faire si vous en trouvez un, dans notre article.

Le scarabée japonais est aux portes de la France

L’alerte a été donnée au moins de juin de cette année par l’Anses. La mauvaise nouvelle a été relayée par tous les médias français. Le scarabée japonais, un coléoptère particulièrement vorace et qui mange à peu près tout, a été repéré dans des pays européens dont l’Italie et la Suisse. Ces deux derniers pays sont frontaliers de la France, raison pour laquelle tout le monde s’est inquiété d’une éventuelle invasion de scarabée japonais plus ou moins imminente.

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Le hanneton japonais est décrit par l’Agence nationale de sécurité sanitaire – Anses, comme un nouvel insecte ravageur de plantes. L’agence a également fait comprendre que la probabilité que l’insecte s’installe en France était particulièrement importante. Voilà pourquoi, il est primordial que tout le monde apprenne à reconnaître ce nuisible afin de l’éliminer dès le début et éviter le désastre. Avec les images gros plans, il est très facile de reconnaître le scarabée japonais.

Descriptif du scarabée japonais

Le scarabée japonais est un coléoptère comme un autre, il vient tout simplement du Japon. Si vous voulez retenir son nom scientifique, c’est Popillia japonica. Si vous n’en avez pas encore vu, il est très facile de confondre le scarabée japonais avec d’autres insectes de la même famille des scarabéidés. Le scarabée japonais mesure environ 10 à 12 mm de long pour 6 mm de large. Le scarabée japonais présente des couleurs qui ne sont pas très caractéristiques.

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Cet insecte japonais a une tête et un thorax vert métallique ainsi que des élytres brun cuivré avec quelques teintes de vert aux extrémités. Facile de confondre le scarabée japonais avec certains hannetons qui sont déjà présents sur le territoire avec ces caractéristiques. Pour différencier le scarabée japonais de ces autres coléoptères, il faut observer son abdomen. Le scarabée japonais présente des rangées de soies blanches sur son abdomen.

Le scarabée japonais : déjà présent dans une partie de la France ?

Aux dernières nouvelles, datant du mois de juin-juillet 2022, le scarabée japonais n’est pas encore présent sur le territoire français. Par ailleurs, on apprend également que le scarabée japonais est réellement actif entre le mois de juin et de septembre. Toutefois, rien n’est moins sûr que l’affirmation que le scarabée japonais ne serait pas encore présent en France, d’après l’Anses. L’agence soutenait que l’insecte a été repéré en Italie et en Suisse, et ce, depuis des années.

Pour rappel, le scarabée japonais est présent en Italie depuis 2014 et en Suisse depuis 2017. Toujours d’après l’Anses, le hanneton japonais est également présent aux Etats-Unis. Qui plus est, l’insecte se déplace très facilement et s’il atterrit en France, il y trouvera de bonnes conditions de développement. Par ailleurs, le Popillia japonica est un excellent auto-stoppeur. Il peut se déplacer sur de grandes distances à bord de camions, trains, voitures…tout moyen de transport.

Quel danger représente le scarabée du Japon pour la France ?

Ce n’est pas comme s’il n’y avait pas de quoi s’alarmer. Ce petit insecte venu du Japon, qui s’est établi aux Etats-Unis puis en Europe, fait des ravages sur les plantes. Et quand on parle de plantes, apparemment, le scarabée japonais mange un peu de tout. On apprend que les larves de cet insecte peuvent ronger les plantes par leurs racines. De leur côté, les hannetons japonais adultes détruisent les feuilles et n’en laissent plus que les nervures.

Le scarabée japonais a de quoi faire trembler les agriculteurs car il peut décimer des champs entiers et en réduire drastiquement le rendement. D’autant plus que le scarabée japonais est polyphage ! D’après les données de l’Anses, ces petits insectes vert métallisé aux ailes cuivrées peuvent s’attaquer à pas moins de 300 espèces végétales.

Entre autres espèces de plantes, on peut citer celles cultivées pour la nourriture comme le maïs, le soja, la vigne, le soja, le haricot ou encore les asperges. Cet insecte peut également s’attaquer à des espèces forestières comme le peuplier et l’érable plane. Les plantes ornementales ne sont pas épargnées non plus, gare aux gazons et rosiers !

Ce qu’il faut faire en cas de présence du scarabée japonais

On sait que pendant l’hiver, le scarabée japonais s’abrite dans le sol en état de larve. Il n’en sortira qu’à l’arrivée du printemps pour vivre pendant 30 à 45 jours. Mais comme indiqué précédemment, les larves du scarabée japonais dévorent les racines des plantes et les adultes s’occupent des feuilles.

Si vous repérez un scarabée japonais, identifiable par ses rangées de soie blanc sur l’abdomen, il est conseillé de le capturer et de vous adresser directement au DRAAF de votre région. Il est recommandé d’envoyer une photo de l’insecte et la description du lieu et de la plante où vous l’avez capturé.

Les mesures mises en place pour limiter la propagation du scarabée japonais

Face à la menace que représente le scarabée japonais, les autorités ont mis en place plusieurs mesures pour limiter sa propagation. En France, un plan d’action a été élaboré dès 2012. Ce dernier prévoit notamment des mesures de surveillance et une réglementation stricte sur l’importation de plantations provenant de zones infestées.

Effectivement, il est crucial d’éviter toute introduction accidentelle du scarabée japonais via des plants importés qui pourraient contenir des larves ou des adultes cachés dans les racines ou sous l’écorce. Les pépinières sont donc soumises à une réglementation rigoureuse concernant les échanges commerciaux avec les pays touchés par ce ravageur.

La mise en quarantaine est aussi appliquée aux zones où le scarabée japonais a été détecté afin de limiter sa propagation géographique. Les professionnels du secteur horticole doivent être particulièrement vigilants quant au respect des règles sanitaires liées à cette situation.

Le gouvernement français travaille aussi en étroite collaboration avec ses homologues européens pour mettre en place une stratégie commune vis-à-vis du scarabée japonais. Des accords internationaux ont ainsi été signés pour renforcer la surveillance aux frontières et harmoniser les méthodes de lutte contre cet insecte nuisible.

Vous devez sensibiliser le grand public sur l’importance de signaler rapidement toute observation suspecte du scarabée japonais auprès des autorités compétentes. En adoptant ces différentes mesures préventives et répressives, il est possible d’enrayer efficacement la progression du ravageur dans nos régions et limiter les dégâts qu’il pourrait causer à notre environnement et à notre économie.

Les alternatives écologiques pour prévenir l’infestation du scarabée japonais

En plus des mesures préventives et répressives mises en place par les autorités, il existe aussi des alternatives écologiques pour éviter l’infestation du scarabée japonais.

La plantation de végétaux résistants est une solution efficace. Effectivement, certains arbustes et plantations ont démontré leur capacité à repousser naturellement le ravageur grâce à leurs propriétés spécifiques. Les prunus, les lilas ou encore les spirées sont autant d’exemples de végétaux qui peuvent être installés dans nos jardins pour limiter l’apparition du scarabée japonais. De même, il faut privilégier les variétés locales adaptées aux conditions climatiques de notre région.

Certaines pratiques culturales permettent aussi de réduire la présence du scarabée japonais. Le paillage organique sur le sol peut ainsi empêcher la ponte des œufs en limitant l’accès au sol. La taille des arbustes après floraison est aussi recommandée car elle limite la surface disponible pour que les femelles pondent leurs œufs.

D’autres méthodes existent comme la pose de pièges englués pour capturer physiquement les adultes ou encore l’utilisation d’insecticides biologiques spécifiquement conçus pour éradiquer cette espèce invasive sans nuire aux autres insectes utiles.

Malgré ces alternatives écologiques intéressantes, elles ne sont pas suffisantes pour stopper l’invasion du scarabée japonais. C’est pourquoi il faut sensibiliser les citoyens à la vigilance et au respect des règles sanitaires en vigueur. Seule une action collective permettra d’endiguer efficacement ce fléau qui met en péril notre environnement et notre biodiversité.