Il arrive des temps où la nature connaît des périodes exceptionnellement chaudes et secs. Et puisque la tendance risque de se confirmer, l’environnement aussi se doit la possibilité de s’y adapter. Au même moment, cette nature faire une sélection de plantes qui survivent avec la sécheresse. Quelles sont alors ces plantes qui résistent à la sécheresse ? C’est ce que nous allons découvrir dans ce dossier.
L’achillée et la sauge officinale : des alliées robustes
Parmi les plantes qui ne s’encombrent pas de caprices climatiques, l’achillée s’impose comme une incontournable. Solide, persistante et généreuse, elle n’a pas peur du manque d’eau. On la croise dans bien des jardins, où ses têtes fleuries oscillent du rose au jaune éclatant. Les amateurs de plantes médicinales la connaissent bien : elle soigne, embellit, et s’adapte à presque tout… sauf à l’excès d’humidité. Pour la garder en forme, un seul mot d’ordre : éviter que ses racines ne baignent dans l’eau.
La sauge officinale, quant à elle, s’invite volontiers dans les massifs en quête de sobriété. Cette plante aromatique traverse les étés secs sans broncher et préfère, elle aussi, que la terre reste plutôt sèche. La sécheresse prolongée ne l’effraie pas, mais elle apprécie un minimum de vigilance en cas de canicule persistante. Facile à vivre, elle prospère même sur un sol calcaire et résiste sans sourciller à des hivers mordants, jusqu’à -15 °C. Autant dire qu’elle convient parfaitement aux jardiniers qui aiment les plantes peu exigeantes. Pour varier les plaisirs, on peut la cultiver à côté du romarin ou d’autres herbes aromatiques, tout aussi sobres en eau.
L’épine-vinette et l’aubépine : haies et biodiversité
Allons voir du côté des arbustes, ceux qui structurent les jardins tout en résistant au sec. La plante épine-vinette, également connue sous le nom de berbéris, pousse aux quatre coins du globe et enrichit la biodiversité là où elle s’installe.
Ses fleurs jaunes, riches en nectar, attirent les abeilles dès le printemps. Les baies qui suivent font le bonheur des oiseaux locaux. L’épine-vinette se moque du manque d’eau et prospère dans des sols secs, idéale pour constituer des haies robustes. Un détail, toutefois : ses épines impressionnent autant qu’elles protègent.
Poursuivons avec l’aubépine, autre candidate sérieuse pour les haies décoratives et utiles. Cette plante indigène se pare de petites fleurs blanches entre avril et juin, avant d’offrir, à l’automne, des fruits rouges très appréciés des oiseaux. L’aubépine, loin d’être fragile, encaisse des températures extrêmes et atteint une taille capable de préserver la tranquillité des jardins. Plusieurs espèces se distinguent, dont l’aubépine à deux styles, l’aubépine à feuilles en éventail ou la monogyne. Polyvalente, elle s’adapte à différents usages et milieux.
Le géranium sanguin : couleur et endurance
Le nom peut surprendre, mais le géranium sanguin ne manque pas d’atouts. Cette plante à fleurs riches se plait aussi bien en plein soleil qu’à la mi-ombre, voire à l’ombre. Capable d’atteindre 50 cm de haut, elle ne craint ni la sécheresse, ni le gel, résistant jusqu’à -20 °C.
Certains cultivars prolongent la floraison sur près de six mois, transformant une pelouse en tache de couleur durable. Le géranium sanguin ne se contente pas d’embellir le paysage : ses fleurs nourrissent aussi des papillons, comme les sylvains et les noctuelles, contribuant, là encore, à la vie du jardin.
Face à des étés arides qui s’installent, ces plantes prouvent qu’il existe des alternatives concrètes aux pelouses assoiffées et massifs en souffrance. Un jardin sec n’est pas un jardin sans vie : il a simplement choisi ses champions. Reste à savoir lesquels prendront racine chez vous.


