Les chenilles processionnaires du pin, connues pour leurs poils urticants, représentent un risque important pour les animaux, en particulier pour les chevaux et le bétail. Ces insectes nuisibles peuvent causer des réactions allergiques graves et des problèmes de santé chez les animaux domestiques et les animaux d’élevage. Pour garantir leur bien-être, il est essentiel de prendre des mesures efficaces pour les protéger. Voici de ce fait quelques stratégies efficaces pour prévenir les piqûres de chenilles processionnaires sur les animaux.
Les poils urticants : un risque pour les chevaux et le bétail
Derrière leur allure ordonnée, les chenilles processionnaires du pin cachent un danger bien réel pour les animaux. Leur progression en file indienne attire l’œil, mais ce sont surtout leurs poils urticants qui posent problème. Ces poils, porteurs de thaumétopoéine, se détachent facilement et peuvent déclencher des réactions en chaîne chez un animal exposé.
Un cheval qui s’aventure trop près d’un arbre infesté n’est pas à l’abri. Contact avec la peau, ingestion accidentelle : les conséquences peuvent être sévères. On observe souvent démangeaisons, plaques rouges, gonflements, et dans les situations extrêmes, nécrose des tissus voire détresse respiratoire. Ce tableau clinique n’épargne pas non plus les bovins ni les autres animaux d’élevage. Dans certains cas, l’issue est fatale par asphyxie.
Pour limiter ces risques, mieux vaut agir sans attendre. Prendre contact avec un spécialiste des pièges à chenilles processionnaires permet de bénéficier de solutions adaptées et d’obtenir des conseils concrets pour débarrasser durablement les animaux de cette menace.
Utilisez des pièges à chenilles processionnaires
Installer des pièges à chenilles s’avère souvent redoutablement efficace. Ces dispositifs, conçus pour intercepter les chenilles avant qu’elles n’atteignent les lieux fréquentés par les animaux, existent sous plusieurs formes. Parmi les plus courants, on distingue :
- Les pièges à phéromones, qui émettent des signaux chimiques pour attirer les chenilles et les capturer
- Les pièges mécaniques, qui bloquent physiquement la progression des insectes et les recueillent
Concrètement, ces pièges se disposent autour des troncs des conifères touchés. Généralement, ils se présentent sous la forme d’un collier en plastique équipé d’un entonnoir relié à un sac collecteur. Quand les chenilles descendent pour s’enfouir dans le sol, elles tombent dans le sac, empêchant toute dispersion. Il ne reste plus qu’à éliminer ce sac en toute sécurité.
Installer ce type de piège offre plusieurs bénéfices. D’abord, la population de chenilles diminue nettement autour des pâtures, limitant l’exposition des animaux. Ensuite, on évite l’utilisation de produits chimiques qui pourraient nuire à leur santé ou à leur environnement. Pour que le dispositif soit pleinement efficace, il faut veiller à le placer précisément sur les arbres infestés, en tenant compte des zones de passage des chenilles et de la proximité des animaux.
Empêchez la prolifération de ce nuisible
Au-delà des pièges, il existe d’autres moyens de limiter la présence de ces insectes. Leur cycle de vie, basé sur la construction de nids d’hiver accrochés aux branches, offre plusieurs points d’intervention. Pour empêcher leur multiplication, il est recommandé d’agir avant le printemps, lorsque les chenilles sont encore regroupées dans leurs nids.
Voici quelques méthodes complémentaires qui permettent de contenir la prolifération :
- Élaguer et brûler les branches porteuses de nids pour supprimer le danger à la source
- Recourir à des solutions biologiques, comme l’introduction de prédateurs naturels (oiseaux, chauves-souris) ou l’utilisation de bactéries spécifiques ciblant les chenilles
- Traiter les arbres au bacille de Thuringe, un insecticide biologique, qui infecte les aiguilles que les chenilles consomment, provoquant leur disparition en quelques jours
- Employer un échenilloir thermique pour brûler les nids à distance et empêcher l’éclosion des œufs
Ces gestes, appliqués de manière régulière, contribuent à casser le cycle de reproduction et à préserver la santé des animaux. Pour l’éleveur, l’agriculteur ou le particulier, cette vigilance permet d’éviter bien des tracas et de protéger durablement bétail et chevaux.
Face à la menace silencieuse des chenilles processionnaires, chaque action compte. Anticiper, observer, intervenir : voilà le triptyque qui permet d’offrir un environnement plus sûr à tous les animaux. Rester attentif, c’est aussi gagner en sérénité pour la saison à venir.


